Les appels se sont multipliés pour demander le recensement, la préservation et la mise en valeur des composants de ce patrimoine humain pour empêcher la disparition et la perte de ce patrimoine humain, qui avant d’être lié au Sahara réaffirme le pluralisme et la diversité culturelle et linguistique de l’identité marocaine.
Ces appels partent du sentiment de responsabilité vis-à-vis de la protection de ce patrimoine et de la nécessité de travailler sur le terrain pour le rassembler, le trier, l’étudier, l’examiner et travailler sur la mise en valeur de ses composantes civilisationnelle et le rendre accessible à tous. C’est en particulier nécessaire depuis que la constitution a réaffirmé l’obligation de développer toutes les expressions linguistiques et culturelles marocaines, et parmi elles le Hassani en tant que culture marocaine authentique des provinces sahraouies.
A ce propos, le spécialiste du patrimoine populaire hassani, M. Brahim El Houcine, indique que la préservation de ce patrimoine, nécessite un travail d’écriture et de réécriture de ses composantes, avec la contribution de tous les intervenants pour transformer ce rêve en une réalité sur le terrain.
M. El Houcine estime dans une déclaration à la MAP, que ces procédures exige la mise en place d’une plateforme pédagogique qui prend en prend en compte la transmission de cet héritage entre les générations et son intégration au cœur de l’opération éducative, au sein de la famille et de l’école.
Le chercheur propose pour assembler ce patrimoine, l’étudier et le publier, l’organisation d’opération de recensement, de classification et une étude systématique qui prend en compte la nature et la diversité des sujets de recherche et qui précise les missions des chercheurs dans le cadre de groupes de travail qui disposent de procédures légales et d’institution souples.
Il estime qu’il important d’éditer des dictionnaires et des lexiques détaillés spécifiques au dialecte hassani et d’autres qui consacrés aux noms des plantes et des animaux, ainsi que des Toponymie des lieux. Il ajoute aussi, qu’il faut travailler pour inclure le dialecte hassani dans les programmes de l’enseignement et ceci dans le cadre de la mise en action des programmes spécifiés dans la charte nationale de l’éducation, ainsi que l’instauration de Conseil régionaux et de caisse pour soutenir, étudier et réaménager les projets sur le patrimoine dans la région.
M. El Houcine a noté que les médias peuvent jouer, dans la mise en valeur des différents domaines et des composantes de la culture hassanie, ainsi que dans sa préservation, par le biais de programmes, reportage et enquête télévisés qui formeraient la chronologie de cette mémoire menacée .
Il insiste sur la nécessaire mobilisation des universités et des centres de recherche scientifique pour consigner ce patrimoine, en suscitant les vocations des étudiants et des chercheurs pour les la réalisation de recherches et des études concernant la culture hassanie dans ses formes matérielles et symboliques.
Il a appelé, dans ce cadre, à la création de musées ethnographiques et archéologiques qui donne une idée sur les chefs d’œuvre, les trésors, les modèles esthétiques et les échantillons du patrimoine accumulés par la société hassanie à travers les âges. Il a aussi, appelé à la fondation d’associations scientifiques spécialisées qui mettent à la tête de leurs priorités le soutien de du patrimoine populaire hassani dans les différent domaines liés aux manuscrits, aux enregistrements audio et à la création audiovisuelle.
Il est certain que l’intérêt à porter à la culture hassanie en tant que composant authentique de l’identité nationale marocaine et sa mise en valeur, constituent une revendication urgente de nombreux acteurs de la société civile, qui assument la responsabilité de la préserver et de la sortir de la précarité et de la menace d'extinction, et ceci eu égard à la valeur historique et civilisationnelle de cette culture au sein du patrimoine national.
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