Cela commence avec la préparation à ce mois, se poursuit avec les tables de rupture du jeun et du Souhour et se termine avec les autres habitudes qui concernent les relations sociales et les occupations du jeûneur dans les provinces du sud, pendant la journée et la soirée pendant ce mois.
Il n’y a pas de préparation spécifique au mois de ramadan au Sahara, à l’exception de quelques habitudes culinaires qui sont légèrement modifiées, notamment la soupe Lahssa avec ses deux genres : rouge préparée avec de la farine d’orge, blanc préparé avec le lait et l’orge grillé.
Il faut ajouter à cela les dates, le lait et des gâteaux secs. Le pot de lait frais, appelé en hassani « Zrik » reste, cependant, le met principal.
Préparé avec du lait de chamelle ou de chèvre, coupé d’eau, au quel on ajoute le sucre. Il est servit dans un pot qui passe de main en main, selon la tradition arabe de la droite vers la gauche.
Il y a aussi le plateau de thé, avec ses trois services de thé, rituel connus dans la société sahraoui aussi bien ceux qui habitent en ville ou ceux qui vivent dans le désert. Après ce moment de la rupture du jeun, vient le moment du dîner, pendant le quel, les familles sahraouies tiennent absolument à servir le méchoui de la viande de dromadaire, qui remplace le repas ordinaire, suivit d’un repas léger pour le Souhour.
Pendant le ramadan, les visites familiales se multiplient entre amis, parents et voisins. Ces visites sont un peu plus nombreuses que pendant le reste de l’année, grâce au temps libre que permet le mois du ramadan. Les veillées et les cérémonies se multiplient aussi. Les invitations sont organisées à tour de rôle pour les femmes et les hommes, qui s’organisent en groupes qui passe la soirée à tour de rôle chez l’un d’entre eux. Les hommes jouent aux dames et les femmes participe à une compétition appelée « Sick », qui est typiquement féminine.
Le mois du ramadan, n’est cependant pas uniquement synonyme de jeux, amusement et bouffe. Le jeûneur dans les provinces du sud, tient à participer à des causerie religieuses, avant de se consacrer avec piété et respect tel qu’il sied au mois sacré de ramadan et tel que l’on fait les pères et les grands-pères.
Actualité concernant la question du Sahara occidental/Corcas